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Fantasmapolis

Série photographique / 2012 - 2017

Un parcours, une errance dans une ville imaginaire, tel que cela peut-être décrit par les textes d’Italo Calvino « Les villes invisibles ».

Ces espaces délaissés, rejetés par la « Ville hyperactive », s’apparentent à une écriture visuelle, presque cartographique. Ce qui m’intéresse particulièrement, c’est cette notion de fragilité urbaine dans laquelle vit plus de 50% de la population mondiale aujourd’hui. La pierre, le béton qui semblent solides et immuables, sont pourtant fragiles et se délitent avec l’action du temps.

« Fantasmapolis » met en évidence la difficulté de l’homme à pouvoir maintenir et conserver « l’Urbain » fonctionnel. Comme si, alors que la population avait progressivement diminué, ne subsistait qu’une maintenance minimum de certains organes tels une pharmacie, une épicerie, ou un distributeur de billets ; à l’image de ce que l’on constate aujourd’hui dans nos zones rurales qui se désertifient.

Fantasmapolis semble habité par l’homme… Mais les êtres humains sont ici extraits, c’est plutôt l’idée de leurs fantômes qui surgit avec la mise en image de cette trace d’un possible (im)probable. Survivent par endroits la lumière, l’électricité, les distributeurs, des signes de présence, de connexions.

C’est aussi un signe d’espoir qui émerge, la vie résiste dans cet environnement, comme une nouvelle pousse après l’hiver.